Edito de Mai 2020 - Marie, Mère d'Espérance


Mai, le mois de Marie… Aujourd’hui, si la dévotion à Marie continue d’habiter le cœur de nombreux anciens de nos villages, si les potales qui jalonnent rues et chemins manifestent cet attachement filial de bien des générations, il faut bien reconnaitre qu’il est beaucoup moins «  à la mode » d’honorer Marie, de la fleurir et de la prier… Et pourtant ! Marie a bien des trésors à partager avec chacun de nous, hommes, femmes, enfants du XXIe siècle !

Regardons Marie dans les textes bibliques : elle apparait peu… Elle s’efface discrètement devant son Fils vers qui elle oriente nos regards. Elle mesure parfaitement la différence entre le Fils de Dieu qu’elle a porté en son sein et elle-même, l’ « humble servante » sur qui Dieu lui-même s’est penché. Jamais Marie ne s’impose, ni à Dieu ni aux autres : elle est là, « simplement », proposant sa présence aimante à ceux qui souhaitent l’accueillir.


Marie, force tranquille si nécessaire à notre temps, et spécialement en ces moments troublés où un virus fait vaciller les certitudes et voler la sécurité en éclat… Que de désagréments, d’inquiétudes, de souffrances Marie a-t-elle connus, elle aussi ! Pas de lieu propice pour accoucher, un roi menaçant la vie de son enfant, la disparition de celui-ci en plein pèlerinage, les incompréhensions grandissant autour de Jésus adulte, la colère des autorités religieuses, la Passion et la mort de son fils… ! Marie garde tout cela en son cœur. Un cœur saignant et espérant à la fois, le cœur d’une fille qui place toute sa confiance en Dieu son Père !


Marie, femme et mère, priante et active, vit pleinement les nombreuses activités qui rythment sa journée, tout en élevant ses pensées vers ce Dieu « qui se souvient de son amour » et à qui elle le rend bien. C’est ce cœur ivre de gratitude, pétri de la Parole de Dieu, qui la met en route vers sa vieille cousine Elisabeth, qui la pousse à intervenir lors des noces de Cana, qui la met au service des uns et des autres sur les chemins de Galilée et d’ailleurs, qui ouvre ses bras au pied la croix pour accueillir une fois encore le corps martyr de son enfant tant aimé. Marie garde tout cela en son cœur. Un cœur mûri par la proximité avec Jésus, le cœur d’une femme qui s’accomplit merveilleusement en donnant tout aux autres !


Présentons cette tendre Mère aux enfants de la catéchèse ! Elle accueille chacun d’eux, chacun de nous contre ce cœur d’or qui a tant à nous donner… (L’équipe de Catéveil)

 

Proposé par Père Jpierre Nlandu

Mai 2020