Vivre son dimanche


Voici la célébration de la messe à partir d'extraits de nos deux paroisses …

Ensuite un moment de partage de Sainte Marguerite, réalisé par Fabien pour ce dimanche 24 mai (document à télécharger).
Bon dimanche !

 

7ème dimanche de Pâques, Année A  - 24 mai 2020. 

 

Musique d’introduction : Gloria de A. Vivaldi

Bienvenue

Bienvenue  de Moulin-à-Vent

Frères et sœurs, voici qu’aujourd’hui nous célébrons le Seigneur Jésus, celui que les apôtres ont vu s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Il nous rassemble comme il rassemblait Marie, sa mère, et les apôtres dans cette chambre haute où ils priaient, en attendant la venue de l’Esprit.
Le temps compris entre Ascension et Pentecôte est sous le signe de l’attente, de l’intercession, de l’appel de l’Esprit Saint sur l’Eglise et le monde.
Aujourd’hui nous sommes invités à la même démarche. Même si nous ne pouvons nous rassembler comme avant le confinement, nous pouvons attendre la venue de l’Esprit Saint ensemble dans la prière.
Confiants dans la promesse de Jésus, le soir du Jeudi Saint, vivons dans l’espérance, en chassant de nous toute peur.  

Première lecture      Actes 1,12-24

Le Christ a chargé les apôtres d’être ses témoins à Jérusalem et dans le monde entier.
Après son Ascension, comme les disciples, nous sommes unis par la prière dans l’attente du don de l’Esprit Saint.

Texte Bouge Moulin-à-Vent

 

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
— Parole du Seigneur.
Nous rendons grâce à Dieu. 

Deuxième lecture      Pierre 4,13-16

La situation des chrétiens dans le monde est inconfortable.
Les prophètes, notre maître Jésus et ensuite les apôtres, tous en ont fait l’expérience. Ils nous donnent des conseils pour faire face à notre tour.

Texte Bouge Moulin-à-Vent

Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou
comme agitateur. Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là. 
— Parole du Seigneur.
Nous rendons grâce à Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 1b-11a

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »  
— Alléluia, alléluia.

Commentaires : La Gloire, oui…mais laquelle ?  

Proposés par Ste Marguerite

Je vous propose l’homélie du Frère Philippe Cochinaux, o.p., Provincial des Dominicains de Belgique. Elle permet de mieux comprendre cette Gloire à laquelle nous sommes, nous aussi, appelés. Fabien 

 Imaginez-vous un instant, que demain matin, en allant acheter votre journal, votre regard se porte sur les étagères où sont rangés les magazines. Et quelle n'est pas votre surprise de voir ma photo en couverture de toutes les revues qui sont exposées. 

Je serais à la une de tous les magazines « people », et même sur celle de « foot magazine » alors que certains d'entre vous savent pertinemment bien que je déteste ce sport. Et vous vous demandez : mais qu'a-t-il encore bien pu faire pour avoir droit à une telle publicité. A cette question, je ne puis vous donner de réponse car je suis en plein rêve pour le moment. Mais si c'était vrai. Vous vous rendez compte. Quel succès ! Quelle gloire ! Et je me sens d'autant plus à l'aise que Jésus n'arrête pas de nous parler de gloire, à l'heure où il passe de ce monde à son Père. Mais peut-être n'ai-je pas bien compris le sens de la gloire, se disent sans doute les plus impertinents d'entre vous. Alors s'il en est ainsi, que signifie-t-elle ?

Il ne s'agit certainement pas d'une gloriole passagère et éphémère. Non, la gloire à laquelle le Christ fait référence, est le poids réel d'un être, c'est-à-dire sa valeur profonde, celle que tout homme, toute femme acquiert au fil des années et qu'il recevra en plénitude lorsqu'il aura accompli sa destinée. Ni plus, ni moins. Au terme de sa mission terrestre, le Fils pouvait alors être glorifié dans le Père puisqu'il avait atteint la mission qui lui avait été confiée de toute éternité. Cette gloire n'est donc pas réservée à une des personnes de la Trinité. Chacune et chacun de nous sommes appelés à entrer dans la gloire de Dieu

De par notre naissance, nous sommes devenus citoyens de la terre. La vie nous a été donnée et elle fait de nous, des cosmopolites. Par notre baptême, nous sommes entrés dans une nouvelle citoyenneté, celle du Ciel. Ce sacrement fait de nous des ouranopolites, c'est-à-dire des citoyens du Royaume de Dieu. Cosmopolites par notre naissance, ouranopolites par notre baptême, telle est notre condition aujourd'hui. En suivant librement le Christ, inspiré par l'Esprit Saint, nous acceptons de partir à la rencontre du Père et d'établir dès à présent son Royaume là où nous sommes. Cela se fait tout simplement en vivant pleinement l'amour de celles et ceux de qui je me fais proche ici-bas tout en étant habité par l'espérance de cette vie d'en-haut. Le chemin est simple. Il suffit de croire en Dieu.

Et chaque fois que nous croyons en Lui, il existera un peu plus. Et si nous persistons, il existera complètement, souligne Eric-Emmanuel Schmitt. Il y va encore de notre responsabilité personnelle. A nous, et à nous seuls, de décider de faire exister Dieu au cœur de notre monde en lui donnant la place qui lui revient dans nos vies.

Cosmopolites, citoyens de la terre, nous le sommes en étant les biographes de nos existences. Nous écrivons nos vies par les choix que nous posons, par les paroles et gestes que nous offrons. Etre cosmopolite est une certitude qui s'impose à nous par le fait même que nous existons. Que je le veuille ou non, cela s'impose à moi.  Je ne l'ai pas décidé. A moi, en lien avec les autres, de réussir ma citoyenneté terrestre pour ne pas passer à côté de ma vie. Par contre, ouranopolites, citoyens du Ciel, nous ne le sommes pas au départ, nous le devenons. Il s'agit cette fois d'une décision personnelle dans la foi. Je choisis de devenir ouranopolite. Depuis mon baptême, inspiré par l'Esprit, je vis ma vie autrement. Je suis non seulement biographe de mon existence mais également théographe. 


La théographie est une calligraphie divine. L'ouranopolite que je suis, choisit de devenir un théographe c'est-à-dire d'écrire sa vie avec l'encre de Dieu. Une encre indélébile qui marque tous nos faits et gestes d'une couleur particulière, celle de l'arc-en-ciel, signe de l'alliance entre Dieu et son humanité. Cette fois, nous avons quitté le champ des certitudes pour entrer dans celui de l'espérance. L'espérance que tout ce que nous vivons aujourd'hui s'inscrit à jamais dans un au-delà. L'espérance de recevoir la vie éternelle. En résumé, mon état de citoyen terrestre s'impose à moi et c'est à moi de décider d'écrire ma biographie. Mon état de citoyen du Ciel est un don auquel je réponds librement dans la foi pour écrire ma vie avec cette calligraphie divine qui rend la vie plus belle encore puisqu'elle nous ouvre les portes de la vie éternelle. Cosmopolite et biographe seulement ou plutôt cosmopolite et biographe tout en étant ouranopolite et théographe ? Nous seuls pouvons le décider. Mais le second choix donnera une couleur toute particulière à la vie, celle d'avoir la conviction de la réussir puisqu'elle s'inscrit en Dieu. Amen

Ph. Cochinaux, o.p.

Je vous propose aussi la méditation d’André Fossion qui contextualise ce passage d’évangile et nous le commente. (Voir partage ci-après)

Musique méditative

Proposée par Ste Marguerite

Gloria de W. A. Mozart, le Gloria de Haendel revisité par le divin Mozart



Prière universelle

Proposée par l'équipe liturgique de Moulin-à-Vent

  1. La prière nous permet de communiquer avec Dieu.
    Et pourtant, il est bien difficile de prier dans le bruit médiatique et le brouillard économique de notre monde.
    Aides-nous Seigneur à trouver le temps et le détachement nécessaires pour nous confier à Dieu et prier pour défendre et relever nos frères bafoués en ce monde.

  2. Tu appelles dans ton peuple des hommes et des femmes à servir les plus pauvres. Dans les hôpitaux, les maisons de repos, les centres d’accueil d’urgence, les lieux d’écoute, des personnes en souffrance trouvent des endroits où reposer leur cœur et leur corps. Seigneur nous te prions.

  3. En ces temps difficiles, nombreux sont ceux qui ont à souffrir de la logique économique.
    Seigneur, viens rappeler à nos élus que la dignité de tout homme est prioritaire, nous te prions.

  4. Pour toutes les victimes du chacun pour soi.
    Rends-nous attentifs à ces exclus de la vie.
    Pour tous ceux qui n’ont plus la force de se battre, épuisés d’être seuls, Seigneur nous te prions.

Partage du pain

Proposé par Ste Marguerite

Chant : Comme lui, savoir dresser la table 

Comme lui, savoir dresser la table, Comme lui, nouer le tablier, Se lever chaque jour Et servir par amour Comme lui
 
Offrir le pain de sa Parole Aux gens qui ont faim de bonheur. Être pour eux des signes du Royaume Au milieu de notre monde.

Offrir le pain de sa présence Aux gens qui ont faim d’être aimés. Être pour eux des signes d’espérance Au milieu de notre monde.
 
Offrir le pain de sa promesse Aux gens qui ont faim d’avenir. Être pour eux des signes de tendresse Au milieu de notre monde
 


Partage

Proposé par Ste Marguerite

Nous vous proposons tout simplement de partager un morceau de pain et de lire le passage suivant, dans lequel Paul explique le partage du pain aux chrétiens de Corinthe (1Cor 11, 23-26). « Voici ce que moi j’ai reçu du Seigneur, et ce que je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites cela en mémoire de moi. » Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; faites cela, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.»  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.