Vivre son dimanche


Proposé par la paroisse de Moulin-à-Vent 

Dimanche 28 mars 2021
Dimanche des Rameaux 

Bienvenue

Frères et Sœurs dans la foi bonjour. 

 

Nous entrons ce dimanche dans la grande semaine chrétienne que l’on appelle « sainte ». 

La première grande semaine, c’est celle de la création qui s’achève dans le repos de Dieu contemplant l’œuvre créée.

Mais depuis, ce repos a été quelque peu chahuté. 

Les humains ont cru le serpent leur suggérant de convoiter, de prendre, de dévorer plutôt que d’accueillir, de s’émerveiller et de faire fructifier.

Et, toujours, Dieu cherche à recréer ce monde d’amour et d’harmonie, jusqu’au jour où il descend lui-même en Jésus, nouvel Adam, pour tout reprendre et tout renouveler.

 

C’est ainsi que nous entrons dans la semaine qui va aboutir à la re-création de sa relation d’amour avec l’humanité.

Le mot clé qui résume cette semaine sainte est « RE-CRÉATION ».

Marchons courageusement à la suite du Christ pour vivre sa résurrection.

 

 

1ère Lecture Isaïe  50, 4-7

 

Ce n’est pas un roi s’imposant par la force que Dieu nous envoie, mais un serviteur qui connaît la souffrance.

En ce mystérieux personnage annoncé par le prophète, nous reconnaissons le Christ, le Roi-Serviteur.

 

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.

 

Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

 

2ème  Lecture lettre de Saint Paul Apôtre aux Philippiens 2, 6 – 11

 

Le cantique des premiers chrétiens que nous transmet Paul chante les deux versants du mystère pascal : d’une part l’abaissement de Jésus jusqu’à la mort, d’autre part son élévation par Dieu au-dessus de tout.

 

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,

il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,

afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,

 

et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47.

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.

 

Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. » [Lire l'intégralité]

 

 

Prière universelle

 

Introduction :

En Christ, nous acclamons le Sauveur de toute l’humanité.

Confions-lui à présent chacun de nos frères et sœurs et demandons-Lui la venue de son règne d’amour.

 

  1. Sois béni, ô Christ, toi qui entre à Jérusalem pour la fête.
    Que ton Eglise soit signe d’espérance et de joie, nous t’en prions.

  2. Sois béni, ô Christ, toi le serviteur obéissant.
    Que ton Esprit de service anime les gouvernants et laisse entrevoir la paix dans les pays où la terreur règne, nous t’en prions

  3. Sois béni, ô Christ, toi qui a connu la tristesse, l’angoisse et la douleur.
    Beaucoup de visages que nous rencontrons sont défigurés par la fatigue, l’angoisse ou la souffrance.
    Pour que nous soyons assez lumineux et rayonnants pour transfigurer ces visages et leur rendre sourire et beauté, Seigneur nous te prions.

  4. Sois béni, ô Christ, toi qui a été trahi et condamné injustement.
    Lors de ton entrée à Jérusalem, tu es acclamé comme Messie Sauveur qui se veut humble et pacifique.
    Accorde-nous d’accueillir dans un cœur disponible ta vie que tu nous donne afin que nous nous laissions transfigurer dans ta Pâque.
    Seigneur nous te prions. 

 

Conclusion par le célébrant : 

Christ qui viens aujourd’hui nous sauver nous t’en prions : que ta Passion porte pour notre monde tous ses fruits de VIE, et que tout homme se réjouisse de ton amour, toi qui vis et règnes avec le Père dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et toujours pour les siècles des siècles     AMEN

 

 

TABLE DU MONDE

 

Notre réflexion porte aujourd’hui sur l’extrait de la tapisserie intitulée « DEBOUT » réalisée par l’artiste haïtienne Ginette Doumont et présentée pour la campagne d’Entraide et Fraternité du carême 2020.

 

Cet extrait est une belle image du mot clé de ce jour RE-CRÉATION

 

La cathédrale de Port-au-Prince porte encore aujourd’hui les stigmates du terrible tremblement de terre qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010 (11 ans déjà). 

Elle est aussi l’invitation à « re-construire », peut-être, le bâtiment mais surtout à RE-CRÉER la vie, la « re-nouveler » dans la solidarité.

N’oublions pas que Dieu n’est pas dans la pierre. 

Il habite dans le cœur de chacun de nous. Il partage notre humanité.

Le peuple debout fait « re-naître » la vie au milieu des ruines. 

Se « re-lever », se « re-trousser » les manches, avancer, comme lorsqu’au lendemain du tremblement de terre les survivants ont extrait les victimes des gravats. 

Espérer, comme des milliers d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui se battent, toujours en ce moment, pour la liberté, un monde solidaire, une terre qui tourne plus juste.

 


Dimanche 21 mars 2021
Cinquième dimanche de Carême
 

Frères et sœurs, bonjour.

 

Aujourd’hui, cinquième dimanche de carême, nous approchons du terme de notre itinéraire vers Pâques. L’heure approche où le grain de blé tombé en terre va germer et porter beaucoup de fruit en mourant dans le silence.

Le mot-clé de ce dimanche est « Bouleversé ».

Alors que le rejet et la mort se profilent, l’âme de Jésus est bouleversée. Le chemin qui devient de plus en plus le sien est troublant. Il semble contredire cet amour de Dieu pour le monde qui doit donner vie au monde, qui doit le sauver. Mais c’est précisément cet amour immense qui conduit Jésus en ces lieux où la violence et la mort paraissent toutes-puissantes. Là, il va perdre une vie qui serait repliée sur elle-même ou sur un triomphe populaire facile. Mais là, il rejoint en aimant tous ceux et celles que les chocs de l’existence bouleversent.

L’itinéraire de Jésus durant cette grande et sainte semaine est celui qui est offert à nous et à tous ceux et celles qui sont dans les impasses de l’existence pendant cette pandémie. Alors que la confiance est tellement fatiguée de nos jours, il nous prend par la main et nous entraîne avec lui, lentement, douloureusement, vers la lumière qui lève au matin de Pâques pour nous faire découvrir l’espoir de jours meilleurs.


Troisième dimanche de Carême 2021

Bienvenue

Frères et sœurs bienvenue à chacun d’entre vous.

 

Le mot clé de ce dimanche et « SANCTUAIRE ».

 

« Détruisez ce sanctuaire et, en trois jours, je le relèverai… » : Jésus parlai de son corps.

Le corps du Christ, vrai sanctuaire, c’est aussi l’Église, l’assemblée appelée par Dieu, une assemblée ouverte sur toute l’humanité.

Nos lieux de culte, nos églises ont été nommée à partir du mot latin, ecclésia, qui signifie assemblée. Ces lieux sont la maison de Dieu parce qu’ils sont la maison où le peuple de Dieu se rassemble. 

Chaque église est donc un lieu privilégié pour venir se mettre à l’écart de nos préoccupations humaines, pour chasser de notre cœur tous les « marchands du Temple », faire de la place à DIEU et qu’ainsi notre cœur devienne sa demeure où l’on se sent en paix.

Entamons, tout en sérénité, notre troisième étape vers Pâques


Deuxième dimanche de Carême 2021

Frères et sœurs, bonjour et bienvenue en ce 2ème dimanche de carême qui est déjà la troisième étape de notre marche vers Pâques.

 

Un grand thème réunit les trois lectures de ce dimanche : celui du fils que le père livre à la mort et qui est rendu à la vie.

Le mot-clé de ce dimanche est « TRANSFIGURE ».

C’est ce fils livré, donné, qui est aussi « Transfiguré » dans sa gloire.

Une manière d’annoncer déjà tout l’itinéraire pascal de Jésus, et de tous ceux qui acceptent de le suivre. La scène de la transfiguration anticipe la résurrection, sur le chemin de la passion et de la croix.

Nous arrivons avec nos préoccupations, le manque de relations avec la famille et la société pendant cette pandémie, et nous voila invités à prendre de la hauteur, non pas pour oublier ce qui fait nos vies, mais pour nous faire découvrir l’espoir de jours meilleurs et pour que Dieu lui-même vienne les illuminer.

Dieu nous fait la promesse de cieux nouveaux et d’une terre nouvelle où il fait bon vivre pour tous. Ayons confiance et nous découvrirons que le projet de Dieu commence à se réaliser.