Vivre son dimanche


3ème Dimanche de Pâques A - 26 avril 2020



En ce 3ème dimanche de Pâques et de confinement, les communautés paroissiales de Bouge nous proposent de les rejoindre. 

 Pour la paroisse de Moulin-à-Vent

Poursuivre sur cette page 

 Pour la paroisse Ste Marguerite

Nous vous proposons ci-dessous des liens téléchargeables



 Accueil

Frères et sœurs, Christ est vivant !

Les lectures d’aujourd’hui continuent de l’affirmer : oui, Jésus est bien ressuscité, Il est bien vivant pour toujours.

Tout au long de ces dimanches de la période pascale, nous sommes invités à découvrir comment Jésus fait route avec nous, même si nous ne le reconnaissons pas. Il nous accompagne dans tous les moments sombres ou lumineux de notre vie.
Comme pour les disciples d’Emmaüs, il nous faut comprendre les Ecritures.
Que notre cœur soit brûlant en nous pour accueillir sa Parole vivante.

 

 1ère Lecture Actes des Apôtres 2, 14 … 33 :

 

Les dimanches de Pâques nous font entendre les premières prédications chrétiennes, celles des apôtres après la Pentecôte. Pierre, porté par la force de l’esprit-Saint, conscient de sa responsabilité dans le groupe des Douze, prend la parole au nom de tous. Il  fait un grand discours aux Juifs et aux résidants de Jérusalem. Il démontre la conformité de son message avec les annonces des prophètes. 

 Psaume 15  : Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la Vie.

Ce psaume est cité dans le discours de Pierre le jour de la Pentecôte : 

« Tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie…»

  2ème Lecture 1 Pierre  1, 17 … 21

Les chrétiens auxquels s’adressait cette épître étaient en Asie où les persécutions commençaient. Des convertis de religions païennes. Pierre oppose à leur ancienne croyance le Vivant, Jésus le Ressuscité qui apporte à l’humanité le vrai salut.

 Evangile : Luc 24, 13 – 35

Luc veut nous montrer qu’après sa résurrection Jésus ne peut plus être vu avec les yeux du corps, il est passé de ce monde auprès de son Père, et ce monde nouveau échappe à nos sens. Mais c’est avec un regard nouveau que nous le reconnaissons présent en nous et autour de nous.

 

 

 « Deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs ». L’un s’appelle Cléophas. L’autre reste anonyme sans doute parce qu’il s’agit de moi ou de chacun de nous marchant sur le chemin de la vie.

Ils quittent Jérusalem, la ville sainte un peu comme beaucoup de croyants aujourd’hui quittent l’Eglise qui n’a pas répondu à leurs espoirs ou leurs attentes. Et pourtant, pendant cet exode hors de ses murs, le temple dont le voile est déchiré continue ses activités culturelles et économiques. Les prêtres ne cessent leur service et les scribes se penchent toujours sur l’iota de la loi.
Chacun de nous a sa propre Jérusalem quelque part dans sa vie, un endroit qui fait mal, une expérience douloureuse : une blessure, un échec, une relation ratée, une déception profonde… des expériences qui nous poussent à partir, à chercher un ailleurs moins triste et moins sombre…vers un Emmaüs, ville que les historiens n’ont jamais pu fixer sur une carte.


Emmaüs, ce lieu idyllique, est sans doute introuvable. Car le sens de la vie n’est pas dans une destination mais dans un itinéraire. Le sens de la vie se trouve sur le chemin.

En effet, alors qu’ils sont sur le chemin, « ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé ». Les 2 disciples, et c’est tout à fait humain surtout quand on a mal, ont besoin de parler, sans cela la vie serait vraiment tragique.
« Et tandis qu’ils parlaient, Jésus lui-même s’approcha et marchait avec eux ».
Ainsi va Dieu, il marche, il marche désormais sur nos routes humaines, surtout celles qui sont rugueuses. Remarquez que ce ne sont pas les hommes qui s’approchent de Dieu mais c’est Dieu qui a l’initiative de s’approcher, il se fait proche de l’homme blessé sur le chemin de l’existence. Ce Dieu que toutes les religions ont assigné à résidence dans le ciel ou dans un temple, ce Dieu rejoint les lieux profanes où se jouent les destinées humaines. Et ce cheminement aux côtés des disciples, Jésus va le faire à leur rythme. Il met ses pas dans les leurs.  

« Mais leurs yeux étaient aveuglés et ils ne le reconnaissaient pas ». Emprisonnés dans leur passé tragique, les 2 disciples ne peuvent rien voir d’autre, de neuf.  Oui, il est bien difficile de voir l’autre quand on s’enferme dans sa propre douleur. Il est bien difficile de reconnaître Dieu lorsqu’il ne se manifeste pas à l’homme blessé avec toute sa puissance mais qu’il vient incognito, dans la discrétion.

« De quoi causiez-vous donc tout en marchant » ?  Les disciples sont invités à parler, à raconter.  Dieu est celui qui invite à raconter sa vie. La prière ne pourrait-elle pas être ainsi le récit de notre vie que nous racontons à Dieu, ce qui nous fait mal, nos incompréhensions et même parfois notre rejet de lui ?

« Toutefois quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés, s’étant rendues de grand matin au tombeau n’ayant pas trouvé son corps, elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant ». Qu’il est difficile pour les hommes, les mâles de voir dans le tombeau autre chose que du vide ! Et pourtant le tombeau n’est-il pas la crèche d’un monde nouveau ? Est-ce pourquoi seules les femmes ont été les premières à entrevoir cet Autre du monde.

« Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin ». Quand il voit nos vies reprendre le goût de l’espérance et de la confiance, alors Dieu peut se retirer. Il a un tel respect de notre liberté qu’il ne veut en aucun pris la violenter.

« Reste avec nous ». disent les apôtres. Combien Dieu n’est-il pas heureux d’entendre cette prière qui monte du cœur de l’homme : « Reste avec moi » !
Remarquez qu’ici c’est Dieu qui se laisse inviter à la table des hommes. Jésus nous révèle un Dieu incroyable : un Dieu qui ose s’asseoir aux tables humaines surtout quand les convives ne sont pas du premier choix.
« A l’instant même ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. » « Se levèrent » littéralement ce verbe signifie « ressusciter ».  C’est l’heure de la résurrection car ils ont reçu les 2 signes de la résurrection : la Parole partagée et le pain de la fraternité. C’est à eux maintenant de se sauver mutuellement, càd de reprendre la route et d’aller vers leurs frères annoncer la Bonne Nouvelle à Jérusalem, dans ce lieu d’échec et de souffrance.


C’est là qu’éclatera la joie, « C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité ! »

 

G. Lamotte
 


 Prière universelle

 Introduction : Reste avec nous, Seigneur : nous faisons nôtre cette prière des disciples d’Emmaüs et, en toute confiance, nous te présentons nos humbles intentions.

  1. Pour l’Eglise : qu’elle accompagne les attentes et les espérances, les joies et les peines des hommes et des femmes de ce temps.  Christ vivant, sois avec nous.

  2. Pour les personnes en souffrance dans les hôpitaux et dans les maisons de repos, pour ceux sur qui pèsent des croix trop lourdes, Christ vivant, viens marcher avec eux et les soulager

  3. Pour toutes les personnes engagées dans la lutte contre le coronavirus, Christ vivant accompagne les, soutiens les dans leurs tâches et les décisions à prendre.

  4. Pour toutes les personnes sous l’emprise d’addictions, en particulier les jeunes, afin qu’elles soient soutenues sur leur chemin de libération, Christ vivant, avec le pape François, nous te demandons de rester proche d’elles.

Conclusion : Seigneur Jésus, toi qui as mangé et bu avec les disciples d’Emmaüs pour qu’ils te reconnaissent dans un geste qui leur était familier, viens nous combler de ta présence, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.


Amen 


Même quand tout s'éteint sur nos chagrins

Il reste encore une braise, une flamme qui dort
Un peu de vent sur nos tourments
Et tout repart, tout s'allume sur un autre espoir.
Tout s'allume sur un autre espoir.
 
Oui le confinement a du bon, place à la recherche et à la créativité pour offrir d’autres formules à nos communautés locales.
Que tout s’allume sur d’autres espoirs…

 

Bernadette
 



 Proposition pour un moment de partage à vivre à la maison
2ème dimanche de Pâques - 19 avril 2020

Anne, André, Benoît et Fabien

Clic image pour l'agrandir

Partage de la Parole : textes et commentaires d'André Wenin

Télécharger
Partage de la Parole :
Textes et commentaires d’André Wenin en annexe
2-Textes et commentaires.pdf
Document Adobe Acrobat 131.2 KB

Chers paroissiennes, Chers paroissiens,

Bonjour à toutes et tous pour ce nouveau moment de partage autour de la parole.
Si nous sommes réunis, même virtuellement, c’est au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est en cette Trinité que nous croyons… apparemment sans avoir vu.

Affirmation pas tout à fait correcte, en effet, car, si personne n’a jamais vu le Père, ni n’est un contemporain de Jésus, tous, nous avons été témoins de la manifestation de l’Esprit Saint dans le monde tourmenté qui nous entoure. Combien n’avons-nous pas vu de reportages ou témoignages de personnes qui se donnent corps et âmes pour des plus faibles qu’eux, de personnes qui, portées par « quelque chose », s’investissent plus encore dans leur activité pour le bien de tous…

Cet Esprit Saint, c’est ce don de Dieu à chacun de nous. Nous sommes libres d’y croire, de l’accueillir, de l’activer ou non. Ceux qui font le choix d’y croire, de le laisser agir, voient non seulement leur vie changer mais ils changent aussi la vie des autres. L’Esprit Saint, c’est une manière proposée par Dieu de regarder le monde et d’y participer. Un regard fait d’empathie, de sollicitude, d’« agapè », ce « ti volio bene » des Italiens. Bien loin du chacun pour soi, de l’égoïsme qui nous enferme et nous coupe des autres.

Un regard, mais qui n’est pas contemplatif mais agissant ! Dieu nous envoie, nous met en route pour qu’à notre tour, nous faisions découvrir à ceux que nous rencontrons, cette richesse que, parfois, ils ignorent avoir en eux.


Il est vain d’attendre des preuves pour croire. Par contre, un peu d’audace, de confiance permet de découvrir et d’expérimenter un merveilleux chemin de vie auquel nous aspirons toutes et tous !

 


Partage de la Parole pour les enfants


Le soir de la résurrection de Jésus, les disciples, apeurés, se retrouvent. Ils verrouillent les portes de la maison.
C’est alors que Jésus est au milieu d’eux :
« La paix soit avec vous ! »
Or Thomas, l’un des douze n’est pas là.
Plus tard, les disciples remplis de joie lui disent :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je n’y mets pas mon doigt et si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvent de nouveau dans la maison et Thomas est avec eux. Jésus vient alors que les portes sont verrouillées et il est là, au milieu d’eux :
« La paix soit avec vous ! »

«Thomas, avance ton doigt ici et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
« Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Évangile selon Saint Jean, chapitre 20, versets 19 puis 24 à 29



Petite réflexion en trois étapes proposées en famille

Etape 1: une présence

« Alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit: « La paix soit avec vous ! » »

Jésus s’est donc retrouvé au milieu de ses disciples alors que les portes étaient verrouillées.

Projetons-nous dans nos familles à l’heure actuelle …

Est-il facile de nous rejoindre, de nous atteindre, de rentrer ou de rester en contact avec nous ou entre nous ?
Et lorsqu’un contact est établi avec nous depuis l’extérieur, dans quel état nous trouve-t-on ? Sommes-nous dans la crainte, dans l’indifférence, dans la paix … ?

 

Etape 2: une absence


« Or, l’un des Douze, Thomas (…), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. »

Voici donc un extrait qui parle d’un rendez-vous manqué …

Au fond, personne ne nous dit pourquoi Thomas n’était pas avec les autres disciples. La bande dessinée jointe suggère qu’il avait mieux à faire … en coupant du bois, mais ce n’est qu’un exemple.

 

Projetons-nous dans nos familles à l’heure actuelle … Nous vivons confinés sous le même toit, mais …
• Ne ratons-nous pas quelques rendez-vous?
• Qu’est-ce qui nous rassemble et comment nous rassemblons-nous?
• De quelle façon sommes-nous présents lorsque la famille se rassemble autour de la table ou dans le salon?

 

Etape 3: d’autres signes?

 

« Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. »

 

Puisque tout n’est pas écrit …
Peut-être pourrions-nous imaginer quelques-uns de ces signes que Jésus a faits?

 

Projetons-nous dans nos familles à l’heure actuelle … Reconnaitrions-nous ces signes s’ils avaient lieu aujourd’hui? Pourrions-nous reproduire de tels signes à notre tour? Envers qui?
 

Prière universelle

  • Comme pour Thomas,  il y a 2000 ans, il est difficile aujourd’hui de croire sans preuve, de se lancer « sans filet » dans la confiance et la foi en la promesse de Jésus….

    Je t’en prie, O Père, ouvre mon cœur et mon esprit. Donne-moi l’audace d’oser croire au message de ton fils, malgré la peur qui me ronge et m’emprisonne.

 

  • Comme les apôtres, il y a 2000 ans, nous sommes enfermés. Nos portes sont verrouillées. Le danger est dehors. Le danger, c’est l’autre qui risque de me contaminer, de me mener à la mort.

    Je t’en prie, Jésus, mon Frère, soit aux côtés de tous ces femmes et hommes qui sont victimes de violence et de rejets, simplement parce qu’ils sont eux-mêmes mais différents de nous.

  • Comme toujours depuis 2000 ans, nombre de dirigeants croient au pouvoir et à l’argent pour mener à bien les affaires du monde. La situation actuelle met sérieusement en doute cette illusion.

    Je t’en prie, Esprit de Dieu en nous, souffle fort afin que tous ceux qui ont des responsabilités entendent notre message pour un autre monde où l’« Agapè » sera enfin

+ + +

Partage du pain

Nous vous proposons tout simplement de partager un morceau de pain (et de vin si vous le souhaitez, c’est Dimanche après tout !) et de lire le passage suivant, dans lequel Paul explique le partage du pain aux chrétiens de Corinthe.

 

Première lettre de Paul aux chrétiens de Corinthe (11, 23-25)

 

Voici ce que moi j’ai reçu du Seigneur, et ce que je vous ai transmis :
le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit :


« Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites cela en mémoire de moi. »
Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; faites cela, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.»



Prière de conclusion

C’est en communion avec tous les membres de notre communauté paroissiale et tous nos sœurs et frères chrétiens isolés de par le monde que nous pouvons partager cette prière à celui est notre Père.

Notre Père…

 

Chant final

En ce temps de confinement, je vous propose ce chant pascal par excellence. Un peu irréel pour nos petites cellules paroissiales actuelles…
Rien ne change, mais tout se transforme… ! Le grand devient petit mais encore plus vivant ! Chrétiens chantons !


Une belle journée et une bonne semaine à toutes et tous !
Prenez bien soin de vous, de tous ceux qui vous sont proches et de tous ceux qui espèrent l’être…
ANNE, ANDRE, BENOIT et FABIEN

 Proposition pour un moment de partage

à vivre à la maison Dimanche 5 avril 2020 6è dimanche de carême A : Dimanche des Rameaux

 Ouverture

  •  Bref temps de silence
  •  Introduction : Bonjour à tous et à toutes.

Nous célébrons en communauté virtuelle ce dimanche des Rameaux peu ordinaire.

 

Merci à André, Benoît, Bernadette, Charles, Patrick, Thierry et Yves pour leur précieuse contribution.


Thierry a exprimé à merveille tout l'esprit des moments si particuliers que nous en sommes en train de vivre. Benoît lie la procession des Rameaux aux manifestations de soutien à 20 heures aux équipes médicales et autres combattants de première ligne. André nous livre son

commentaire des lectures du jour (1ère lecture extraite du Livre d'Isaïe, extraits du Psaume 22, Evangile de la Passion selon Saint Mathieu). Il y

éclaire tout à la fois les nombreuses correspondances entre ces textes, mais aussi les contradictions qui laissèrent les disciples dans un désarroi profond, à commencer par Pierre.

 

Pour ceux et celles d'entre nous qui, ces jours-ci, trouvent le réconfort dans la musique, voici une belle version de la Passion selon Saint-Mathieu de Jean-Sébastien Bach (BWV 244), enregistrée à la Philharmonie de Cologne en 2010 par le Collegium Vocale de Gand, sous la

direction de Philippe Herreweghe: https://www.youtube.com/watch?v=eorTzbqlMeU&list=PLB2BDEF756094D9A0

 

Le texte et la traduction française se trouvent sur http://www.bach-cantatas.com/Texts/BWV244-Fre6.htm,

magnifiquement complémentaire aux commentaires d'André. Jouissez de tous ces moments exceptionnels que les circonstances nous offrent. Et dès à présent … bon voyage vers Pâques!

 

Partage de la Parole

  1. Pour les adultes : Voir en annexe les lectures et les commentaires d’André Wenin
  2. Pour les familles et pour les jeunes.

 

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivent sur les pentes du Mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples :

« Allez au village devant vous ; vous trouverez une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : "Le Seigneur en a besoin, mais il les rendra aussitôt." »

Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :

Dites à la fille de Sion : voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne.

Les disciples partent et font ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amènent l'ânesse et son petit, disposent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assoit dessus. Dans la foule, la plupart étendent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupent des branches aux arbres et en recouvrent la route. Les foules entourant Jésus crient :

«Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Comme Jésus entre à Jérusalem, l'agitation gagne toute la ville ; on se demande :

« Qui est cet homme ? » Et les foules répondent :

« C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Jésus entre dans le temple où les enfants continuent de crier :

« Hosanna au fils de David ! »

Les chefs des prêtres et les scribes sont indignés et disent à Jésus :

« Tu entends ce que les enfants crient ? »

Jésus leur répond : « Oui ! Vous n'avez donc jamais lu dans l'Écriture : De la bouche des enfants, des tout-petits, tu as fait monter la louange. »

Alors il les quitte et sort de la ville.

 

(Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 1-17)

 

Ce lien vers le site Théobule vous propose cet évangile sous forme de dessin animé pour les plus jeunes. Il dure 2 minutes : https://www.theobule.org/video/une-anesse-et-son-petit/12

 

En famille, vous pouvez éventuellement mimer le récit pour que les enfants l’intègrent bien avant le moment de partage

 

Moment de partage

 

Ø Chacun est d’abord invité à réagir sur le texte : ce

qui me frappe, ce qui me choque, ce que j’aime, ce qui me pose question, ce à

quoi cela me fait penser en lien avec ce que nous vivons aujourd’hui

Ø pour les enfants, visionner « a toi la parole : Stanislas, le roi, l’anesse et les rameaux » https://www.theobule.org/video/stanislas-le-roi-et-l-anesse/14

 

  • Pour les plus jeunes :
    Vous trouverez en pièce jointe 2 jeux.
     
  • Pour les plus grands parmi les plus jeunes et pour les familles

 

Tout se réalise comme Jésus l’a indiqué aux disciples car Matthieu veut montrer que l’accomplissement des Ecritures a lieu avec Jésus. La venue du Messie dans Jérusalem, la ville sur laquelle le Messie devait régner sera conforme au scénario du prophète Zacharie.

Il n’est pas indifférent qu’un chef d’Etat se montre juché sur un char d’assaut ou installé dans une limousine ; de même le Messie

délaisse le cheval, monture du guerrier et fait son entrée sur un âne, symbole de paix et de simplicité (comme dans la crèche) : c’est le roi humble, Jésus doux et humble de cœur (11,29) qui s’offre à l’accueil ou au refus de Jérusalem.

 

Je vous propose de découvrir les vidéos suivantes et de confronter avec l’entrée de Jésus à Jérusalem.

 

1) Charles de Gaulle : https://www.youtube.com/watch?v=NGR7OnqDYII

2) Trump à Paris: https://www.youtube.com/watch?v=teLTsxO_T-c

3) Netanyahu inaugure une colonne en l’honneur de Trump : https://youtu.be/ZiSzzqTr9GE

4) Festival de Cannes : https://www.youtube.com/watch?v=ueR6aSxqAt4

 

 

Moment de prière universelle

 

Il y a environ 2000 ans, Jésus entrait à Jérusalem, acclamé par les foules.

Quand nous essayons de nous représenter cette entrée, nous entrevoyons un moment durant lequel la foule est prise d’un enthousiasme débordant, qui se propage au fur et à mesure que Jésus se rapproche puis entre dans la ville. Et même ceux qui (se)

posent des questions ne tardent pas à rejoindre le mouvement.

 

Mais au fond, qu’acclamaient tous ces gens?
Que - ou qui - voyaient-ils en Jésus?

Était-ce le compagnon de route rassembleur (l’évangile dit qu’il y avait des foules qui marchaient devant lui et d’autres qui le suivaient)?

Était-ce l’homme qui se rendait sans répit au chevet de tous types de souffrances?
Était-ce le raconteur de paraboles?

Était-ce le guérisseur et faiseur de miracles?

Était-ce l’envoyé (« celui qui vient au nom du Seigneur »)?

A moins que ce ne soit un peu de tout cela à la fois, peut-être même confusément ...

 

Quoi qu’il en soit, peu de temps après, Jésus était crucifié.

 

En mars 2020, nous sommes nombreux en soirée à sortir sur le pas des portes de nos maisons, à faire quelques pas sur le trottoir, à nous positionner sur nos balcons, à jouer de la musique ou à faire sonner les cloches de nos églises pour applaudir et acclamer la foule des personnes qui remplissent des rôles essentiels, utiles et de service en ces temps de pandémie et de confinement.

Pas de défilédans nos rues, cependant.
Ils défilent plutôt dans nos têtes.

 

Les connaissons-nous? Peut-être. Mais sans doute de façon imprécise, voire confuse.

Les re-connaîtrons-nous dans le futur? Espérons-le!

 

Partage du pain

 

Nous vous proposons tout simplement de partager un morceau de pain (et de vin si vous le souhaitez, c’est dimanche après tout !) et de lire le

passage suivant, dans lequel Paul explique le partage du pain aux chrétiens de Corinthe.

 

Première lettre de Paul aux chrétiens de Corinthe (11, 23-26)

 

Voici ce que moi j’ai reçu du Seigneur, et ce que je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous, faites cela en mémoire de moi. »

Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang

; faites cela, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi.»

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

 

 

Prière de conclusion

 

Pour clôturer ce moment de partage et de communion, nous vous proposons de dire un « Notre Père ». Si vous êtes plusieurs, n’hésitez pas à

vous donner la main, comme nous le faisons habituellement lorsque nous nous retrouvons, et n’hésitez pas non plus à tendre une main vers l’extérieur, vers les autres maisons et foyers qui feront la même chose au même moment …

 

Chant final

 

 

5éme Dimanche de Carême A - 29 mars 2020 (messe supprimée)


 

4éme Dimanche de Carême A - 22 mars 2020 (messe supprimée)


.

Introduction   par le célébrant et rappel des consignes d’hygiène.

 

Accueil

Bonjour et bienvenue à vous, frères et sœurs,
Nous voici déjà au 4ème dimanche du carême, qu'on appelle dimanche de la Laetare, qui signifie « réjouis toi » et le mot choisi pour ce dimanche est « LUMIERE ».

Malgré le contexte actuel qui n’incite pas à nous réjouir, l'évangile de la guérison de l'aveugle né qui est passé de l’obscurité à la lumière nous invite à nous interroger sur notre foi et nos valeurs.
Alors, ne soyons pas aveuglés par la morosité ambiante et le déluge d'images et d'informations qui nous parviennent par nos écrans, …..mais, éclairés par la lumière de l’évangile, voyons ce que nous pouvons faire pour aider ceux qui en ont besoin autour de nous …....et n’oublions pas d’aider aussi le peuple d’Haïti qui lutte pour rester debout malgré une situation que nous qualifierions de désespérée,
comme ce poster l'illustre bien en représentant ce qui reste de la cathédrale de Port-au-Prince détruite par le tremblement de terre il y a maintenant 10 ans.
Soyons porteurs d’espérance.

 

Première lecture :     1 Samuel   16, 1 – 13.

David, le plus grand des rois d’Israël, fut d’abord le petit, choisi par Dieu à la surprise de tous.
Dieu ne regarde pas les apparences, mais il sonde les cœurs et la valeur de chacun.
En fin de lecture : « Parole du Seigneur »


Deuxième lecture :     Lettre de St Paul aux Ephésiens   5, 8 – 14.

Les actes inavouables se commettent dans l’obscurité tandis que la lumière les révèle.
St Paul reprend ces images pour évoquer notre condition de baptisés exposés au péché mais éclairés et guidés par la lumière du Christ

 

Présentation de la 1ère  collecte du Carême de partage

Entraide et Fraternité se tient aux côtés de ses partenaires haïtiens pour défendre
l’agriculture familiale et l’agroécologie qui régénèrent les sols et les écosystèmes, protègent les droits des paysans et renforcent la souveraineté alimentaire du pays.
Nous vous invitons à soutenir ces actions en étant généreux lors de cette première collecte du Carême de partage.
Vous pouvez aussi prendre sur la table de la sortie ….un formulaire de virement pour verser votre don directement sur le compte d’Entraide et Fraternité et vous recevrez alors une attestation fiscale pour tout don de 40 € minimum pendant l’année
 

Prière universelle

 

Pendant le carême, nous serons en union avec les autres paroisses de notre secteur.
C’est pourquoi les premières intentions sont identiques dans les différentes paroisses.


1. A ton peuple affamé au désert, tu as envoyé la manne céleste.
Aujourd’hui, c’est à nous que tu demandes de nourrir les femmes et les hommes de notre Terre.
Seigneur, nous te prions pour les paysans du Sud qui luttent pour garder leur terre et pouvoir cultiver une nourriture saine qui fera vivre leur famille.

 


2. « Son Père courut et le couvrit de baisers ».
Seigneur, tu nous pardonnes nos lâchetés, nos refus de partage, notre désir de consommer toujours plus, et tout de suite.
Que l’amour dont tu nous combles nous rende plus fraternels,
Nous t’en prions

 


3. – Pour les urgentistes, les médecins et les soignants qui mettent en péril leur propre santé pour sauver la vie des malades, 
pour ceux qui aident les personnes en quarantaine,
que leur dévouement  soit un exemple qui nous incite à nous préoccuper davantage des autres,
 Seigneur, nous te prions.

 


4. Pour les familles préoccupées par la maladie d’un proche ou qui sont éprouvées par la perte d’un être cher,
Pour qu’ils reçoivent de leur entourage le soutien et l’affection pour les aider à surmonter cette épreuve,
 Seigneur, nous te prions.

 


 

2éme Dimanche de Carême A - 8 mars 2020


Bienvenue

Frères et sœurs bonjour.
Sur la route de la foi de grands croyants nous ont précédés : Abraham, Moïse, Elie. Des hommes que la parole de Dieu a mis en marche.

Sur la route de la foi, Pierre, Jacques et Jean nous ont précédés.
Des amis de Jésus, des hommes accueillants à son appel.

Les quarante jours de Carême sont, pour nous, un chemin de Foi.
Sur ce chemin, notre guide c’est Jésus, le transfiguré.
Il nous entraine sur une « Haute Montagne », le chemin est rude mais soyons confiant et ouvrons nos cœurs et nos esprits à sa Parole : elle nous fait avancer vers son royaume.

  

1ère Lecture Genèse 12, 1-4

Dieu demande à Abraham de tout quitter sans préciser où cela le conduira.
Avec une grande confiance, Abraham va surmonter ses peurs et va se conformer aux desseins de Dieu.

 

2ème Lecture 2 Timothée 1, 8-10
Timothée aussi dut partir pour annoncer la Bonne Nouvelle. C’est par le souvenir de la gloire de la Résurrection que Paul encourage son cadet.

Phrase lue par une 2éme voix :

 

Prière universelle
 
Introduction : Ce dimanche, les deux premières intentions seront adressées à notre Seigneur en union de prière avec nos frères et sœurs des paroisses du secteur « Namur Nord »

  1. « Sur la montagne, il fut transfiguré devant leur yeux »
    Jésus transfiguré sera bientôt défiguré sur la croix.
    Tu veux, Seigneur que tous les humains défigurés par la faim, la souffrance, la maladie, l’échec soient transfigurés par notre fraternité, notre solidarité, notre partage. Tu nous confies une bien lourde tâche. Nous comptons sur toi, nous t’en prions.

  2. « Sur la montagne, Pierre dit : Dressons trois tentes »
    La tentation est grande de rester là à contempler. Il faut redescendre et la route sera dure. Après t’avoir contemplé, transfiguré dans cette eucharistie, donnes-nous, Seigneur, de te retrouver dans toutes les personnes en détresse que tu mettras sur notre chemin cette semaine. Ensemble nous te prions.

  3. C’est aujourd’hui, le 8 mars, qu’est célébrée la Journée internationale des femmes, officialisée par les Nations unies en 1977.
    Aujourd’hui encore, à travers le monde le droit des femmes est bafoué et la discrimination sévit toujours. Pour les victimes de ces situations, pour les mouvements qui se tiennent debout et luttent pour une conversion des mentalités et plus de justice dans ce domaine, Seigneur, nous te prions.
  4. Seigneur, avec le Pape François, nous te confions l’Église, en particulier nos frères et sœurs de Chine, appelés à persévérer dans la fidélité à ton amour. Sois leur force ! Ensemble, nous te prions.

 

1er Dimanche de Carême A - 1 mars 2020

 Avec célébration du Sacrement du Réconfort


Accueil

Bonjour et bienvenue à vous, frères et sœurs en chemin pour rencontrer le Christ et bienvenue à vous qui êtes venus demander le sacrement du réconfort.
Ce sacrement n’est pas réservé à l’ultime étape de la vie, mais est le signe de la tendresse et de la miséricorde de Dieu.
Il apporte un réconfort dans la maladie, la souffrance et prodigue un soutien dans l’épreuve.

Le fil rouge de notre carême est ce poster qui représente ce qui reste de la cathédrale de Port-au-Prince détruite par le tremblement de terre il y a maintenant 10 ans.
Les murs sont tombés, mais le peuple est resté debout.
Pendant le carême nous sommes invités à être solidaires avec la campagne Entraide et Fraternité qui aide le peuple haïtien à reconstruire le pays et défendre leurs droits.
Le mot de ce premier dimanche de carême est « DESERT ».
Jésus s’est retiré au désert pour réfléchir à sa mission d'envoyé de Dieu.
Comme lui, nous sommes invités à quitter les mornes plaines de nos habitudes pour vivre la liberté des enfants de Dieu.


Première lecture :     Epître de St Jacques  5, 13 – 16.

Le lien entre maladie et péché est profondément inscrit dans la mentalité biblique.
C’est pourquoi St Jean lie le pardon des péchés et la guérison du corps, comme signe de la résurrection déjà à l’œuvre dans les gestes du Christ
En fin de lecture : « Parole du Seigneur »

 

Pas de deuxième lecture

 

Après le credo :

Cérémonie du sacrement du réconfort

Le célébrant présente et explique le sacrement
Après cette introduction, la chorale chante et l'organiste joue en sourdine
pendant que le sacrement est conféré

Prière universelle

 

Pendant le carême, nous serons en union avec les autres paroisses de notre secteur.
C’est pourquoi les premières intentions seront identiques dans les différentes paroisses.

 

  1. Avec toi, Seigneur nous irons au désert. Tu nous invites à nous mettre en route avec toi pour un voyage de quarante jours.
    Pour que ce temps de carême rajeunisse notre foi, raffermisse notre confiance et aiguise notre souci d’un monde qui tourne juste,
    Seigneur, nous te prions.
  2. Pour chacun d’entre nous, rassemblés en ce début de carême.
    Que le feu de l’évangile embrase nos cœurs.
    Que sa vigueur nous donne un cœur fraternel de partage.
    L’Eglise nous invite à élargir nos horizons aux dimensions du monde.
    Elle nous propose un cœur de partage avec nos frères et nos sœurs du sud de la planète, particulièrement ceux de Haïti.
    Soyons de courageux artisans de justice et de fraternité,
    Seigneur, nous te prions.
  3. Pour les bénévoles et ceux qui consacrent leur vie ou un moment de leur vie à soigner les malades et les démunis,afin qu’ils soient soutenus dans leur action,
    Seigneur nous te prions.
  4. Aide-nous Seigneur à entrer en contact avec les exclus, ceux que nous avons tendance à rejeter : malades du sida, personnes sorties de prison, sans domicile fixe
    Que le regard que nous leur porterons brille de l’amour de Dieu, que notre salutation, nos paroles et nos actes leur apportent du réconfort,
    Seigneur nous te prions


 

7ème dimanche ordinaire A - 23 février 2020


Bienvenue

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour.
Au cœur de ce monde déchiré, ballotté à tout vent de doctrine, sans savoir où est le bien et où est le mal, il nous appartient de témoigner que Dieu nous accorde en partage sa propre sainteté.
La liturgie oriente nos regards et nos forces vers la joie de la réconciliation.
Jésus ne nous demande pas l’impossible, mais, tout en nous laissant imprégner par son Esprit, il nous demande de donner le meilleur de nous-même.
Et c’est ainsi que nous nous rapprocherons de la sainteté de Dieu.

1ère Lecture - Lévites 19, 1 … 18

En nous faisant connaitre sa propre sainteté, Dieu nous appelle à aimer notre frère pécheur, sans pour autant devenir complices du péché..

 

2ème  Lecture Corinthiens  3, 16-23

 

Les Corinthiens se sont divisés en groupes rivalisant entre eux, se réclamant de tel ou tel prédicateur. Paul leur rappelle que toute communauté chrétienne est sanctuaire de Dieu et doit donc rester unie. 

Prière Universelle 

1.- Seigneur, ton amour est patient.
Apprends à tous les membres de ton Eglise d’accompagner avec respect et compassion les personnes blessées par la vie.
Ensemble, nous te prions.

 

2.- Seigneur, ton amour est sans frontière.
Apprends-nous à être ouvert à nos frères et sœurs en humanité en quête d’une terre hospitalière et à tous ceux qui sont victimes de trafics criminels.  
Avec le pape François, nous te prions


3.- Seigneur, ton amour est fidèle.
Apprends aux couples chrétiens à exprimer dans leur vie le mystère de ta fidélité et de ta tendresse.
Ensemble, nous te prions.


4.- Seigneur, ton amour est généreux.
Apprends-nous a faire les premiers pas vers ceux et celles qui nous ont fait du tort, vers ceux et celles que nous n’aimons pas assez.
Ensemble, nous te prions.