Le mot de l'Abbé Charles Bernard


Le mot de l’Abbé Charles Bernard
à l’occasion de la célébration du départ de Jean-Pierre Nlandu

Dimanche 4 octobre 2020

  

Cher Jean-Pierre,

 

Lors de ta récente visite, j'ai pu mesurer ton émoi, ton désarroi…

Et j'ai immédiatement pensé à notre ancêtre dans la foi : Abraham... Rappelles-toi  la Genèse ( 12 , 4 ) :

" Le Seigneur dit à Abraham : "Pars de ton pays, de ta famille, et de la maison de ton père, vers le pays que je te ferai voir...", et, continue la Genèse : "Abraham partit comme le Seigneur le lui avait dit", "d'étape en étape", de campement en campement, de la Haute Mésopotamie vers le pays de Canaan…

 

  Tu as connu bien des séparations, des "déracinements" : de ton pays, la République du Congo pour la Belgique, de la paroisse de Belgrade qui t'était attachée et où tu t'épanouissais vers une paroisse plus élargie celle de Moulin-à-Vent et de Namur-Nord, où l'on a pu t'apprécier au long de ces 6 années, et maintenant, nouveau "déplacement" vers Barvaux, à distance de ton couvent où tu exerçais aussi une part importante de ton ministère…

 

  De détachement en détachement, vrai disciple de Jésus, appelé aussi "l'homme qui marche", sans connaître "d'endroit où reposer la tête"...

C'est bien vrai qu'ici, on a pu estimer et aimer l'homme de cœur que tu es, prêt à l'écoute avec sensibilité et émotion.
Comme me disait un de mes amis récemment : " désormais, à mes yeux, seul compte un homme de cœur". Et on comprend que tu souffres de cette nouvelle séparation, de ce énième "arrachement"...

 

 

  Sois assuré de ma prière, cher Jean-Pierre, que la semence de ton abnégation, de ton oblation, fleurisse dans ta nouvelle mission de Barvaux-Durbuy en Unité pastorale conviviale et fraternelle, pour ta plus grande joie...