Editos

Editorial de Février 2018

Notre monde virtuel fait la joie de la nouvelle génération qui s’y retrouve et cause de la peine à « une certaine génération » déconnectée de celui-ci.


Notre société actuelle propose un éventail de progrès existants qui rendent notre vie meilleure. Le développement technologique, fruit des recherches scientifiques, améliore la qualité de la vie de l’homme. La maîtrise de l’environnement permet à l’homme de produire davantage et d’accumuler des richesses.


Dans une culture où le superflu questionne très peu notre entendement, ne nous interpelle quasi plus, le Carême peut être un moment favorable de nous questionner sur notre manière de posséder, de gérer les biens de la planète, pour changer, partager mais aussi pour nous débarrasser de tout ce qui nous encombre.  


Aujourd’hui encore, « Faire du Carême un temps d’écoute, de conversion, de partage et de préparation à la fête de Pâques peut nous mener bien plus loin que nous le pensons souvent. C’est bien le cas quand on se souvient qu’on est d’abord humain avant d’être chrétien et chrétienne, mais aussi que la commune responsabilité de tous les baptisés et baptisées vient avant l’organisation des Eglises, qui est un héritage d’une histoire souvent mouvementée et pas toujours à la lumière de l’Evangile. » p. 4 (Carême de partage 2018)


« Cheminer vers Pâques, c’est prendre conscience, à travers les réalités que vivent les femmes et les hommes de notre temps, que le message de l’Evangile est parole forte d’espérance pour aujourd’hui. » p. 3 (Carême de partage 2018)


Avec le Christ qui a traversé nos ‘déserts humains’, l’homme est invité à revivre l’expérience de la faim, de la soif et de l’insécurité. Dans sa personne, le Christ récapitule toute l’histoire de notre humanité et nous conduit à Pâques.


Au cœur de ce temps de grâce, osons le changement. Que nos petits gestes de tous les jours nous conduisent au changement.


Editorial de Janvier 2018

Depuis quelques années déjà, il semble plutôt difficile et délicat de parler de famille idéale. A l’unanimité les enquêtes confirment que la famille reste la cellule de base de la société.

Dans notre société moderne, tout le monde rêve d’une famille débordante d’amour et de tendresse, de bonne entente où chacun est heureux de retrouver les autres autour de la même table dans le dialogue et la joie ; une famille où chacun peut se sentir valorisé, vivre sa liberté dans le respect des autres et trouver l’épanouissement de sa personnalité. En ce début de l’année, prions avec notre Pape François pour nos familles


Jésus, Marie et Joseph


En vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai ; en toute confiance, nous nous adressons à vous.


Sainte Famille de Nazareth,

Fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Evangile et de petites Eglises domestiques.


Sainte Famille de Nazareth,


Que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.


Sainte Famille de Nazareth,
Fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.


Jésus, Marie et Joseph,
Ecoutez, exaucez notre prière. Amen !  (Pape François, Joie de l’amour)


Bonne et Heureuse année 2018 !

 


Editorial de Décembre 2017 - Du rouge sur les lèvres

 

« Tu sais où l’on pourrait trouver un calendrier de l’Avent ? » interroge Steve, vingt ans. « Ah ? Ça t’intéresse ? »

« C’est pour offrir à ma copine. Elle aime bien changer de rouge à lèvres. » Je ne vois pas le rapport… Steve ouvre alors son smartphone et me montre une boîte avec de petites cases « surprise » numérotées. Derrière chacune d’elle, sa copine trouvera de quoi changer de maquillage chaque jour d’ici Noël. En plus, comme c’est Black Friday, c’est moins cher. Cool ! Black Friday vient de traverser l’Atlantique. Une journée de shopping intense sensée aider les commerçants à sortir du rouge en fin d’année. Des réductions fantastiques qui poussent les foules acheteuses dans la rue du commerce et sur internet pour fêter dignement Saint Nicolas, Noël et le Nouvel an. Pour faire des milliers de cadeaux dans une société où l’on ne se fait pas de cadeau… Tant l’appât du gain, l’envie et la concurrence y sont féroces. Et une fois les fêtes passées, ce seront les soldes. Pas le temps de respirer, de faire une pause, de réfléchir ni de penser.

Dans nos communautés paroissiales, nous prendrons pourtant de ce temps-là. Pour ouvrir nos oreilles et nos cœurs à l’appel de l’Evangile. Pour devenir davantage portier, passeur, éclaireur et révélateur comme Jésus l’a été au milieu de son peuple.

Fêter Noël exacerbe les souffrances. Il fait mal aux réfugiés, aux exclus, aux égarés de la vie et du sens. Mais Noël ramène aussi à l’essentiel. « Dans la foule des hommes et des femmes, qu’ils soient chrétiens ou qu’ils ne le soient pas, écrit Jacques Gaillot, il

y a des êtres qui cherchent, qui veulent une humanité plus humaine et qui se prête à Dieu. Puissions-nous tous être de ces hommes de l’Essentiel, des marcheurs de la nuit de Noël. Est-ce que Noël nous fait mal à nous aussi ? Peut-on alors dire que Dieu bouge en nous ? Le Dieu de Noël nous dérange. Il nous presse. C’est une joie qui brûle. »

La Bonne nouvelle nous brûle les lèvres… (Thierry Tilquin)

 

Bonne fête à toutes et à tous


Editorial de Novembre 2017 - Ceux qui n’ont jamais fait parler d’eux…

 

Ils sont nombreux les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux et qui n’ont pas laissé d’image … Tous ceux qui ont, depuis des âges, aimé sans cesse de leur mieux autant leurs frères que leur Dieu !
Ceux dont on ne dit pas un mot, ces bienheureux de l’humble classe, ceux qui n’ont pas fait de miracles… Ceux qui n’ont jamais eu d’extase, et n’ont laissé d’autre trace qu’un coin de terre ou un berceau …
Ils sont nombreux, ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien, qui n’entreront pas dans l’histoire. Ceux qui ont travaillé sans gloire, et qui se sont usés les mains à pétrir, à gagner le pain…
Ils ont leurs noms sur tant de pierres, et quelquefois dans nos prières …