Editos


Editorial de décembre 2018

Le temps de l’Avent est un moment de prise de conscience, d’accueil, d’écoute, d’action de grâce, et de préparation aux fêtes de Noël et de Nouvelle année. Il nous ramène à l’essentiel, à prendre soin des démunis, des exclus de notre société. Dans nos paroisses, des actions concrètes sont menées pour venir en aide à celles et à ceux dont on oublie les noms, qui vivent en marge de la société : immigrés, sans-papiers, sans emploi, sans domicile fixe, qui ont vu filer Black Friday comme un éclair ; rien n’arrête la consommation. En cette période, Saint Nicolas, Noël et Nouvel an s’affichent au rendez-vous des consommateurs et font la joie des commerçants. Nous avons le devoir de prendre le temps d’apporter notre soutien et de défendre ce qui parait juste et renforce la dignité de l’homme.
Noël fait mal aux exclus de notre société qui ont tant besoin de notre chaleur humaine et de notre sensibilité ; ils veulent se réchauffer près de chez nous. Ensemble, apportons notre part de la Lumière de Noël, car, nos communautés invitent à nous rassembler pour partager un temps de prière et vivre ensemble. C’est pourquoi, écrit Abbé Pierre, « Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir. Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine. Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre. Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité. Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte. Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent. J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter. Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. »
70 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits humains, le combat continue pour vaincre les inégalités, l’exclusion sociale, la pauvreté, et promouvoir, sans cesse, le respect des droits de chaque homme et, vivre ainsi, l’évangile au quotidien. Quittons nos petites préférences qui maintiennent l’homme en souffrance en le poussant au désespoir permanent ; abattons le mur de l’indifférence en renouvelant notre regard sur les autres.
La Bonne nouvelle invite à renouveler le visage de notre maison commune.     Jean-Pierre NLANDU


Bonne fête à toutes et à tous.


Editorial de novembre 2018

Au premier jour de ce mois de novembre, au milieu de la grisaille et des brumes automnales, nous célébrons la Toussaint. La fête de tous les saints nous prépare à entrer dans la logique de Dieu. Elle nous invite à élargir notre regard de l’autre pour découvrir autour de nous des hommes et des femmes porteurs de bonheur, de raison d’espérer. Ceux-ci opposent la douceur à la violence, répandent la paix autour d’eux. Ils sont semeurs d’amour, de vie et de paix. Regardez-les et vous verrez en eux, un air de famille avec Dieu.

  

Ces hommes et ces femmes qui nous ont précédés sur le chemin de la foi sont heureux auprès de Dieu. Le livre de l’Apocalypse nous décrit « une  foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes les nations, tribus, peuples et langues » (7, 9)


Même s’il y a beaucoup de saints canonisés, tous ensemble ils sont loin de former cette foule immense que nul ne peut dénombrer. Cela signifie :


- Ils sont bien plus nombreux qu’on imagine celles et ceux qui ont un cœur de pauvre, un cœur doux, ceux qui pleurent, des assoiffés de justice, des artisans de paix et des cœurs purs.

- Ils sont bien plus nombreux qu’on ne pense ceux qui, dans leur vie au quotidien, donnent de la saveur à  la création et font advenir un monde nouveau.

 

Ceux qui n’ont jamais fait parler d’eux, écrit Robert LEBEL, « Ils sont nombreux, ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien, qui n’entreront pas dans l’histoire. Ceux qui ont travaillé sans gloire, et qui se sont usés les mains à pétrir, à gagner le pain… Ils ont leurs noms sur tant de pierres, et quelquefois dans nos prières… Mais ils sont dans le cœur de Dieu ! »


Tous ensemble, soyons porteurs d’amour et de bonheur contagieux.


Editorial d'octobre 2018

Nos paroisses sont en mutation ; il est donc urgent de construire une Eglise vivante par des célébrations, des animations impliquant les jeunes de manière qu’ils trouvent leur place dans nos divers rassemblements. Cela exige une attention soutenue et une confiance sans faille.
Faire confiance aux jeunes implique une ouverture à l’Esprit Saint qui souffle où il veut et apprendre à redécouvrir la richesse qu’ils apportent dans la vie de l’Eglise d’aujourd’hui, car ils sont conscients de leur rôle de missionnaires dans le monde de ce temps. Ils veulent une Eglise qui les accompagne dans la recherche d’un Dieu amour.
Dans le périodique mensuel d’octobre 2018 de notre Diocèse, une page sur le Synode de la jeunesse : ‘pour une Eglise inclusive, relationnelle et transparente’  fait écho du choix du thème de notre Pape François : « La jeunesse, la foi et le discernement vocationnel ». « Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés à de nombreux défis et opportunités, internes et externes, la plupart liés à des contextes précis et d’autres communs à tous les continents. A la lumière de ces constats, il est indispensable que l’Eglise repense sa manière de voir ses relations et ses engagements avec les jeunes afin d’être pour eux un guide pertinent et constructif. »
Pour préparer le synode d’octobre, le pape François avait invité les jeunes du monde entier à s’exprimer ouvertement. L’enquête a débouché sur un document d’une dizaine de pages, lequel dresse un état des lieux de la jeunesse d’aujourd’hui, de ses réalités, de ses interrogations, de ses doutes, de ses aspirations, de ses ambitions et de ses rêves, pour elle, et pour l’Eglise…
Au sujet de l’Eglise, les jeunes posent un regard lucide, parfois sans concession. L’Eglise est perçue plus comme une structure qu’une communauté de croyants, parfois déconnectée des réalités « excessivement moraliste ». (communications-octobre 2018, Diocèse de Namur, p. 290)
En ce mois d’octobre de la mission universelle, nos activités catéchétiques ont repris et les jeunes reviennent animer nos célébrations, refleurir nos églises et réchauffer nos cœurs. Portons-les dans la découverte de la nouveauté toujours surprenante de l’évangile. Et avec eux, portons l’évangile de l’amour  tous azimuts.


Editorial de septembre 2018

Beaucoup d’entre nous reviennent de quelque part, où nous avons pris le temps d’écouter l’histoire des hommes et des femmes rencontrés, de visiter ces pays et régions que ne nous connaissions pas assez ou pas du tout, de se détendre aussi et pourquoi pas… Nous avons aussi eu le temps et la joie de rester chez nous tout simplement. Quel plaisir ?

« Maintenant, nous voici au seuil de cette année pastorale que nous souhaitons bonne et porteuse de dynamisme. Aujourd’hui, la conscience collective nous invite à découvrir que la vie actuelle pousse à une grande dispersion si bien qu’il n’est pas toujours facile à beaucoup de paroissiens de rejoindre régulièrement la communauté. Prenons donc conscience de cette situation en ce début d’année pastorale, et ne perdons pas de vue que le fait de rejoindre les autres paroissiens nous permet de faire corps avec eux, pour recevoir ce qu’ils peuvent nous donner et leur donner ce que nous avons comme richesses de foi. Ainsi nous pourrons créer une véritable communauté fraternelle et spirituelle.

Avec la création prochaine de l’Unité pastorale, nous allons vivre quelques changements dans nos paroisses du secteur de Namur-Nord. Nous serons invités à plus d’ouverture et de collaboration avec les autres paroisses par la mutualisation de nos forces et de nos compétences. D’autre part, nous resterons très attentifs aux situations locales, notamment par le travail des équipes de proximité (à constituer) qui seront des véritables relais au service du bien de la communauté du village. Ainsi nous serons proches de la vie des gens et à l’écoute de ce qui se vit ». écrit P. Auguste MOANDA.


A toutes et à tous, nous souhaitons une année laborieuse et fructueuse.


Editorial d'août 2018

Ce sont les vacances… alors écoute

Ecoute les pierres des monuments que tu visites. Elles te disent l’histoire des hommes et des femmes, tes frères et sœurs. Elles te parlent d’amour et de haine, de foi et de prière, de désespoirs, de paix et de guerre, de fraternité et de violence… Elles te disent l’histoire de notre humanité : celle d’hier et d’aujourd’hui.

Ecoute les chansons, les rythmes et les cris de ces pays que tu ne connais pas… même si tu crois les connaître. Pays d’autres cultures, d’autres couleurs, d’autres spiritualités. Ils te disent toutes les beautés et les

richesses de notre humanité, de Ton humanité. Ils t’invitent à la joie, à la fête, mais aussi à la solidarité, au respect, au combat pour le respect de l’homme.

Ecoute, si tu restes chez toi, tous ceux-là qui passent, qui visitent, qui se détendent. Ils t’apportent un air frais venu d’ailleurs ; ils te disent que vaste est la planète. Donne-leur ton sourire, laisse-les t’approcher : c’est ainsi que se bâtit la paix, la fraternité, l’amitié, la rencontre.

Ecoute et remercie et chante la vie. Laisse monter en toi la louange,la prière, la reconnaissance. Ecoute en toi ce chant, cette prière qui te dit

que tu es pétri de matière, de terre… mais aussi d’Esprit.

C’est l’Esprit qui chante en toi. Et l’Esprit, c’est la vie.

(Bernard NICOLAS)

 


Editorial de Juillet 2018

La marche vers l’Unité pastorale continue ; nous sommes arrivés à l’étape où il faut préparer la constitution de ses principaux organes : équipes de proximité, équipe pastorale et conseil pastoral.

Les équipes de proximité sont des relais au service du bien de la communauté du village.
Elles sont proches de la vie des gens et sont à l’écoute de ce qui se vit : telle personne est malade, tel couple vient d’emménager, telle famille est en difficulté, telle maman cherche à inscrire son enfant au catéchisme, tel projet mériterait d’être soutenu ou lancé ; elles sont attentives aux situations locales.

Le Conseil pastoral est l’organe de concertation de l’action pastorale du secteur. Il est constitué de représentants de l’ensemble des communautés paroissiales ainsi que de toutes les réalités et lieux où se vit la Bonne Nouvelle : mouvements de jeunesse, visiteurs des malades, maisons de repos, communauté religieuses, écoles, conférence de st Vincent de Paul, Légion de Marie, etc….
Différentes rencontres selon les groupes ont été organisées au cours des derniers mois. Il y a eu notamment la rencontre des Trésoriers des œuvres paroissiales, des Responsables des communications, des Catéchistes, des Choristes, des visiteurs de malades et des responsables de la diaconie.


L’équipe pastorale est l’organe responsable, au quotidien, de l’animation globale de l’unité pastorale ; sa mission est de stimuler toutes les composantes de l’unité (communautés paroissiales, mouvements et services) et de veiller à la communion entre elles ; l’équipe pastorale est composée du curé -modérateur et de quelques collaborateurs (prêtres, diacres, laïcs).

La première réunion du conseil pastoral aura lieu le vendredi 21 Septembre 2018 à 19h30 à l’église de Bouge Moulin à Vent.

Voir également le site :  http://paroissesnamur.be / Vie Chrétienne / Unité Pastorale.   


Editorial de Juin 2018

Le mois de juin est tout à fait spécial : un cheminement pastoral vient d’être fait durant trois trimestres, les jeunes de KT viennent de faire leur profession de foi, les premières des communions ont eu lieu dans tout le secteur et les mariages et les baptêmes clôturent ce dernier trimestre, l’année touche à son terme. Les examens scolaires préoccupent nos jeunes, les parents et les familles ; nous leur souhaitons beaucoup de courage, de succès et un bel avenir à nos jeunes qui affrontent les examens de passage en classe supérieure ou qui finissent leur cycle.   

 

 


« Que sera donc cet enfant ? » Luc 1, 66 ; une question qui reste d’actualité aux réponses souvent porteuses d’espérance et d’optimisme mais parfois aussi éclairées par la foi. En juin, nous célébrons la nativité de Saint Jean-Baptiste, une naissance inattendue qui va bouleverser la vie de foi du couple d’un certain âge : Elisabeth et Zacharie. « Un homme est venu, envoyé par Dieu, son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière ; ainsi, par lui, tous pourraient croire » Jean 1, 6-7 

 

Croire est ambigu. Croire aux changements exige souplesse, humilité, envie et ouverture.

Notre société est en pleine mutation. Notre diocèse nous met en route, à l’écoute de nos réalités.

Dans notre Secteur pastoral, nous vivons un chemin de métamorphose, de conversion vers l’Unité Pastorale. Ce pourquoi, ‘la mise en place d’une nouvelle structure de paroisses ne peut pas se faire sans changements. Mais par nature, les êtres humains résistent aux changements, il est donc important de préparer les membres de nos paroisses de Namur Nord à les accepter afin d’éviter des tensions inutiles.’ (cf rapport UPN, 29/05/2018) 

Nous vous invitons à nous rejoindre aux réunions programmées selon les différents cadres à Wartet, Boninne, Bouge Moulin-à-Vent avant la tenue de notre première réunion du Conseil Pastoral du 21 septembre prochain.

 


Editorial de mai 2018

En ce début du mois de Mai, le temps s’améliore et les fêtes sont au rendez-vous !

Nous sommes encore dans le temps pascal qui va bientôt se clôturer avec la promesse du Ressuscité : « Quand le Paraclet, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous mènera vers la vérité tout entière ». (Jean 16, 13).
Savoir se mettre en route, aller ailleurs, pourrait aider à découvrir d’autres réalités innovatrices de la vie. Depuis la nuit des temps, des explorateurs de notre planète ont eu le courage de partir, de vivre l’expérience du silence, de la rencontre de l’autre, de l’inconnu. 


Après Pâques, nos jeunes du Secteur Namur-Nord osent l’aventure de leur foi en prenant la route de l’inconnu, du silence et de la rencontre. Ils sont partis, eux aussi, faire une expérience intérieure avec le Ressuscité dans le silence profond, à l’abbaye de Wavreumont « sur les traces de Thomas », à l’abbaye de Leffe et à Beauraing pour la retraite de profession de foi. De l’absence de l’apôtre Thomas quand Jésus a rendu visite à ses apôtres après la résurrection (Jean 20, 24) à sa ‘reconnaissance’ par les disciples d’Emmaüs autour de la table avec eux (Luc 24, 30), le Ressuscité se révèle autant aux jeunes qu’aux gens d’un certain âge. Il se fait reconnaître à celles et ceux qui se laissent saisir par Lui.

En ce début du mois de Mai, le temps s’améliore et les fêtes sont au rendez-vous. Nous pensons à la fête du travail, aux baptêmes, aux premières des communions, aux professions de foi et aux mariages.  Joseph, fêté comme patron des travailleurs, ouvre le mois. Marie le suit, elle est comme une mère qui veille sur la vie de ses enfants. Aux premiers muguets, dit-on, s'ouvre le mois remarquable de Marie annonçant des cadeaux à offrir, des week-ends festifs et prolongés.  Ascension et Pentecôte clôturent ce mois de Mai.

Dans son exhortation apostolique post-synodale ‘La Joie de l’Evangile’, notre Pape écrit : « Avec l’Esprit Saint, il y a toujours Marie au milieu du peuple. Elle était avec les disciples pour l’invoquer (Ac 1, 14) et elle a ainsi rendu possible l’explosion missionnaire advenue à la Pentecôte. Elle est la Mère de l’Eglise évangélisatrice et sans elle nous n’arrivons pas à comprendre pleinement l’évangélisation ». (La joie de l’évangile p. 196, n° 284)


Editorial d'avril 2018

Bonne fête de Pâques

« Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message » (I Co 15, 14)


Bien conscient que certains auraient difficile d’intégrer l’annonce de Bonne Nouvelle du Ressuscité, aujourd’hui comme hier, la résurrection de Jésus invite au changement d’attitude. Elle mobilise les croyants que nous sommes.
« La résurrection de Jésus n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétré le monde. Là où tout semble être mort, de partout, les germes de la résurrection réapparaissent. C’est une force sans égale.
Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne diminuent pas. Pourtant, il est aussi certain que dans l’obscurité commence toujours à germer quelque chose de nouveau, qui tôt ou tard produira du fruit. Dans un champ aplani commence à apparaitre la vie, persévérante et invisible. La persistance de la laideur n’empêchera pas le bien de s’épanouir et de se répandre toujours.


Chaque jour, dans le monde renaît la beauté, qui ressuscite transformée par les drames de l’histoire. Les valeurs tendent toujours à réapparaître de nouvelles formes, et de fait, l’être humain renait souvent de situations qui semblent irréversibles. C’est la force de la résurrection et tout évangélisateur est un instrument de ce dynamisme. » (Pape François, La joie de l’évangile, n° 276)
Christ est ressuscité !     Christ a vaincu la mort !       ALLELUIA !  Bonne fête de Pâques !


Editorial de Mars 2018

En marche vers Pâques

 

Le mercredi des cendres, l’Eglise a ouvert les portes du carême pour que nous avancions ensemble vers Pâques.


La joie pascale célébrée à la fin de cette période est toujours précédée par la Passion du Christ.  Au cœur de cette Passion, il y a la croix du Christ qui demeure le symbole d’une grande souffrance mais surtout d’un immense amour : un amour trahi, blessé, bafoué, méprisé. 

Lorsque le Christ innocent est condamné à la torture et à la mort, personne n’a eu le courage de le défendre. Il a donc souffert dans la solitude totale, abandonné de tous. Il a été renié par Pierre, trahi par Judas, abandonné de ses disciples, condamné par les grands prêtres et par Pilate, rejeté par la foule qui savait très bien qu’il n’était coupable de rien. L’Évangile interpelle ainsi les premiers chrétiens et ceux d’aujourd’hui et semble dire que même si nous partageons la table de Jésus, tous nous sommes capables de le trahir. L'eucharistie, comme la dernière scène, est le « repas des pécheurs et des traîtres ». Hier comme aujourd’hui, l’Eglise est composée d’hommes et de femmes faibles et parfois infidèles. 


Le souvenir de la mort du Christ nous rappelle toutes les croix qui existent dans notre monde, les souffrances de ceux et celles qui sont victimes de la haine, de la violence, de l’indifférence, en commençant par les gens autour de nous. 


Durant ce ‘mois spécial de mars’, nous vous attendons pour fêter les 50 ans de notre église du Moulin-à-vent ce 18 mars à 10h30’. Votre présence est une manière de rendre grâce à Dieu pour ce que nous avons vécu ces dernières années dans cette église dédiée à Notre Dame de l’Assomption.


Editorial de Février 2018

Notre monde virtuel fait la joie de la nouvelle génération qui s’y retrouve et cause de la peine à « une certaine génération » déconnectée de celui-ci.


Notre société actuelle propose un éventail de progrès existants qui rendent notre vie meilleure. Le développement technologique, fruit des recherches scientifiques, améliore la qualité de la vie de l’homme. La maîtrise de l’environnement permet à l’homme de produire davantage et d’accumuler des richesses.


Dans une culture où le superflu questionne très peu notre entendement, ne nous interpelle quasi plus, le Carême peut être un moment favorable de nous questionner sur notre manière de posséder, de gérer les biens de la planète, pour changer, partager mais aussi pour nous débarrasser de tout ce qui nous encombre.  


Aujourd’hui encore, « Faire du Carême un temps d’écoute, de conversion, de partage et de préparation à la fête de Pâques peut nous mener bien plus loin que nous le pensons souvent. C’est bien le cas quand on se souvient qu’on est d’abord humain avant d’être chrétien et chrétienne, mais aussi que la commune responsabilité de tous les baptisés et baptisées vient avant l’organisation des Eglises, qui est un héritage d’une histoire souvent mouvementée et pas toujours à la lumière de l’Evangile. » p. 4 (Carême de partage 2018)


« Cheminer vers Pâques, c’est prendre conscience, à travers les réalités que vivent les femmes et les hommes de notre temps, que le message de l’Evangile est parole forte d’espérance pour aujourd’hui. » p. 3 (Carême de partage 2018)


Avec le Christ qui a traversé nos ‘déserts humains’, l’homme est invité à revivre l’expérience de la faim, de la soif et de l’insécurité. Dans sa personne, le Christ récapitule toute l’histoire de notre humanité et nous conduit à Pâques.


Au cœur de ce temps de grâce, osons le changement. Que nos petits gestes de tous les jours nous conduisent au changement.


Editorial de Janvier 2018

Depuis quelques années déjà, il semble plutôt difficile et délicat de parler de famille idéale. A l’unanimité les enquêtes confirment que la famille reste la cellule de base de la société.

Dans notre société moderne, tout le monde rêve d’une famille débordante d’amour et de tendresse, de bonne entente où chacun est heureux de retrouver les autres autour de la même table dans le dialogue et la joie ; une famille où chacun peut se sentir valorisé, vivre sa liberté dans le respect des autres et trouver l’épanouissement de sa personnalité. En ce début de l’année, prions avec notre Pape François pour nos familles


Jésus, Marie et Joseph


En vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai ; en toute confiance, nous nous adressons à vous.


Sainte Famille de Nazareth,

Fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Evangile et de petites Eglises domestiques.


Sainte Famille de Nazareth,


Que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.


Sainte Famille de Nazareth,
Fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.


Jésus, Marie et Joseph,
Ecoutez, exaucez notre prière. Amen !  (Pape François, Joie de l’amour)


Bonne et Heureuse année 2018 !

 


Editorial de Décembre 2017 - Du rouge sur les lèvres

 

« Tu sais où l’on pourrait trouver un calendrier de l’Avent ? » interroge Steve, vingt ans. « Ah ? Ça t’intéresse ? »

« C’est pour offrir à ma copine. Elle aime bien changer de rouge à lèvres. » Je ne vois pas le rapport… Steve ouvre alors son smartphone et me montre une boîte avec de petites cases « surprise » numérotées. Derrière chacune d’elle, sa copine trouvera de quoi changer de maquillage chaque jour d’ici Noël. En plus, comme c’est Black Friday, c’est moins cher. Cool ! Black Friday vient de traverser l’Atlantique. Une journée de shopping intense sensée aider les commerçants à sortir du rouge en fin d’année. Des réductions fantastiques qui poussent les foules acheteuses dans la rue du commerce et sur internet pour fêter dignement Saint Nicolas, Noël et le Nouvel an. Pour faire des milliers de cadeaux dans une société où l’on ne se fait pas de cadeau… Tant l’appât du gain, l’envie et la concurrence y sont féroces. Et une fois les fêtes passées, ce seront les soldes. Pas le temps de respirer, de faire une pause, de réfléchir ni de penser.

Dans nos communautés paroissiales, nous prendrons pourtant de ce temps-là. Pour ouvrir nos oreilles et nos cœurs à l’appel de l’Evangile. Pour devenir davantage portier, passeur, éclaireur et révélateur comme Jésus l’a été au milieu de son peuple.

Fêter Noël exacerbe les souffrances. Il fait mal aux réfugiés, aux exclus, aux égarés de la vie et du sens. Mais Noël ramène aussi à l’essentiel. « Dans la foule des hommes et des femmes, qu’ils soient chrétiens ou qu’ils ne le soient pas, écrit Jacques Gaillot, il

y a des êtres qui cherchent, qui veulent une humanité plus humaine et qui se prête à Dieu. Puissions-nous tous être de ces hommes de l’Essentiel, des marcheurs de la nuit de Noël. Est-ce que Noël nous fait mal à nous aussi ? Peut-on alors dire que Dieu bouge en nous ? Le Dieu de Noël nous dérange. Il nous presse. C’est une joie qui brûle. »

La Bonne nouvelle nous brûle les lèvres… (Thierry Tilquin)

 

Bonne fête à toutes et à tous


Editorial de Novembre 2017 - Ceux qui n’ont jamais fait parler d’eux…

 

Ils sont nombreux les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux et qui n’ont pas laissé d’image … Tous ceux qui ont, depuis des âges, aimé sans cesse de leur mieux autant leurs frères que leur Dieu !
Ceux dont on ne dit pas un mot, ces bienheureux de l’humble classe, ceux qui n’ont pas fait de miracles… Ceux qui n’ont jamais eu d’extase, et n’ont laissé d’autre trace qu’un coin de terre ou un berceau …
Ils sont nombreux, ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien, qui n’entreront pas dans l’histoire. Ceux qui ont travaillé sans gloire, et qui se sont usés les mains à pétrir, à gagner le pain…
Ils ont leurs noms sur tant de pierres, et quelquefois dans nos prières …